Éco-conception

Une démarche projet bien encadrée

L’éco-conception au cœur du savoir-faire de Mécastyle

L’effectif Mécastyle est sensibilisé, formé et dispense des formations à la méthodologie d’éco-conception.

• L’éco-conception en quelques mots

L’éco-conception, dans sa définition, a pour objet tout bien matériel, appelé « produit ».
Cette approche est distincte du management de l’environnement d’un unique site de production, type ISO 14001.
La démarche d’éco-conception peut être élargie à des approches sur les services ou systèmes. Les trois volets, produits, services et systèmes, concernent l’entreprise, mais agissent sur divers niveaux.
L’éco-conception de service ou système, exige une réflexion légèrement différente de celle de l’approche purement produit.
Ainsi, toute la démarche présentée ci-dessous sera adaptée à l’éco-conception d’un produit.

L'éco-conception est une approche globale et multicritère de l’environnement. Elle est fondée sur la prise en compte de toutes les étapes du cycle de vie d’un produit, afin d’en améliorer les performances environnementales (durabilité, aptitude à l’emploi, etc.).

• L’éco-conception et l’économie circulaire

Ces dernières années, l’économie circulaire s’est imposée comme un concept novateur, séduisant citoyens comme professionnels, tout en challengeant des concepts plus anciens comme l’éco-conception.
Pourtant, un constat s'impose depuis les années 70 : les ressources naturelles disponibles sur terre sont limitées. L’économie circulaire n’est donc pas révolutionnaire bien qu’elle remette les enjeux environnementaux au cœur des questions économiques.

La méthodologie appliquée se divise en 5 étapes successives :


Eco-conception

Cette méthodologie doit être suivie par une équipe pluridisciplinaire (la notion d’équipe est dans le sens d’association de compétences et de fonctions, cela n’implique pas nécessairement des personnes physiques différentes).

 

Étape 1 -> Détermination du profil environnemental


Hiérarchiser les 7 aspects environnementaux d’un produit en fonction de leurs importances relative à l’impact environnemental :

  • Matières premières (MP)
  • Fabrication (F)
  • Utilisation (U)
  • Recyclabilité en fin de vie (FV-R)
  • Substances dangereuses (S)
  • Transports (T)
  • Emballage (Emb)

Cela afin d’établir une nomenclature et un profil environnemental du produit.

Étape 2 -> Sélection/ hiérarchisation des lignes directrices


Pour chaque aspect environnemental résultant de l’étape 1, des lignes directrices pertinentes doivent être proposées pour améliorer l’impact environnemental du produit.
Le tout en tenant compte des autres contraintes technique, économique et stratégique relative au projet.
Cela en leur attribuant une note.
L’objectif de l’écoconception étant de réduire l’impact environnemental du cycle de vie d’un produit, il est logique d’attribuer à la « note environnementale » une importance au moins égale à celle des notes technique et stratégique.

 

Étape 3 -> Choix des indicateurs environnementaux


À chaque ligne directrice prioritaire doit être associé un indicateur qualitatif ou quantitatif appelé « indicateur de lignes directrices » qui permet en phase de conception de suivre les différents scénarii possibles.
Cet indicateur peut lui-même être associé à un objectif chiffré (l’objectif chiffré peut être déterminé par comparaison à des produits équivalents).
Chacun des aspects environnementaux pertinents doivent également être représentés par un indicateur dit « aspect environnemental » dont l’ensemble forme le référentiel environnemental du produit.
L’objectif étant ici de conserver une vision multicritère de la qualité environnementale du produit dans son évolution, afin de détecter d’éventuels dérives y compris sur des aspects « mineurs ».

Étape 4 -> Suivi des indicateurs


Les choix de conception doivent être évalués à l’aide des « indicateurs de ligne directrice » propre à chacune des lignes directrices en vue de confirmer les orientations définies, d’identifier d’éventuels problèmes et de proposer les actions nécessaires.
Tout au long du processus de conception il faut prendre en compte les indicateurs de lignes directrices pour les lignes directrices prioritaires (par exemple lors de revue de projet) et vérifier leur pertinence.
Référencer les difficultés d’utilisation des outils utilisés pour la caractérisation des différents indicateurs, afin d’en modifier la liste ou leur utilisation ultérieure.

Étape 5 -> Bilan et capitalisation


Le projet doit être évalué sur les points suivants :

  • Qualité environnementale du produit avant et après la conception (respect des indicateurs, des objectifs chiffrés ou tendance), sur les lignes directrices prioritaires et la non dégradation des indicateurs d’aspect environnementaux
  • Mise en œuvre de la méthode (organisation, outils, etc.)
  • Capitalisation de l’expérience acquise

• Déclaration environnementale

Possibilité de valoriser la mise en œuvre de la présente démarche sur tout ou partie de ses produits par le biais d'une auto-déclaration environnementale répondant aux exigences de la norme NF EN ISO 14021.
La forme de cette déclaration est laissée à l’initiative du fabricant (marquage physique sur le produit, étiquette, information sur notice, etc.)
Le contenu de cette déclaration doit mentionner la référence de la norme « NF E01-005 » (par exemple : Produit ayant fait l’objet d’une démarche d’éco-conception suivant la norme NF E01-005)
Cette déclaration ne se substitue pas à l’affichage ou au marquage environnemental éventuellement requis par voie réglementaire (par exemple : produit de grande consommation, ou produit relevant de la directive éco-conception des produits consommateurs d’énergie).

Conclusion

La démarche d'éco-conception doit être, le cas échéant, impérativement prise en compte dès le recensement des fonctions de la phase d'analyse fonctionnelle.
Et cette démarche aura des conséquences non négligeables sur la génèse technico-économique de tout projet, autant dans l'acception écologique, qu'économique. 

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